***Séance spéciale le mardi 21 avril à 20 heures avec l’intervention de Léo Coutellec.***
L’Histoire
Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d’y défendre la filière bio et locale. Alors qu’elle fait équipe avec un négociateur aux méthodes redoutables, Audrey va devoir se battre pour faire exister ses convictions au sein d’un système impitoyable.
Secret de tournage
Sources d’inspiration
Côté sources d’inspiration, Anthony Dechaux cite Petit paysan, pour la représentation du monde agricole et le côté thriller social. Et pour la thématique de la grande distribution, les films de Stéphane Brizé (La Loi du marché, En guerre, Un autre monde) : « Je suis très sensible à la façon dont il montre l’envers du décor du monde de l’entreprise, la réalité sociale des gens qui y travaillent, comment ça s’entrechoque avec un certain nombre de valeurs. »
« Je me suis notamment inspiré de sa démarche quasi documentaire pour les scènes de négociations que je voulais extrêmement réalistes. Et puis il y a aussi le cinéma de James Gray. Sans être une référence directe, j’aime beaucoup sa manière de traiter les relations familiales. La question de la famille, de la transmission et de l’héritage des valeurs est omniprésente dans le monde agricole », raconte le metteur en scène, en poursuivant :
« Dans l’écriture du scénario, cela m’a aussi beaucoup aidé d’aller chercher du côté du drame familial pour nourrir les motivations d’Audrey, ses dilemmes, et les enjeux émotionnels de sa relation avec son frère. »
Initialement…
Anthony Dechaux avait initialement pensé à Julien Frison pour le rôle d’Axel, le commercial avec qui le personnage d’Ana Girardot entretient une liaison : « Et quand je lui ai fait lire le scénario, c’est lui qui m’a dit qu’il voulait jouer l’éleveur. »
Critique de Presse
Le Figaro
D’abord issu du monde de l’entreprise, le réalisateur Anthony Dechaux a bifurqué à la trentaine vers la prestigieuse école de la Fémis. Il a bien fait. Avec ce premier long-métrage affûté, maîtrisé, tendu, il signe un drame social agricole en forme de thriller financier qui fait évidemment penser au Petit paysan d’Hubert Charuel.
Abus de Ciné
On ressort de ce film étonné d’avoir été si tendus par une histoire d’achats de yaourts, et inquiets à l’idée de se rendre de nouveau dans une grande enseigne de supermarché. Mission réussie donc pour ce film dénonciateur, qui éveille à un sujet peu traité au cinéma, mais à fort potentiel narratif.








