• 24 mai 2024 à 20:00

« GAZA MON AMOUR » réalisé par les frères NASSER

Publics : Tout Public
Tarif : 4,50 € (adhérents) / 5,50 € (non adhérents)

Cette séance est diffusée dans le cadre du « festival du film palestinien ».
Projection suivie d’un temps d’échanges avec les organisateurs du festival.

De Arab Nasser, Tarzan Nasser
Durée : 1h28
Genre : Comédie, drame
Avec Salim Daw, Hiam Abbass, Maisa Abd Elhadi

L’histoire

Issa, un pêcheur de soixante ans, est secrètement amoureux de Siham, une femme qui travaille comme couturière au marché. Il souhaite la demander en mariage. C’est alors qu’il découvre une statue antique du dieu Apollon dans son filet de pêche, qu’il décide de cacher chez lui. Quand les autorités locales apprennent l’existence de ce trésor embarrassant, les ennuis commencent pour Issa.

Anecdotes de tournage

Inspiré d’une histoire vraie

Gaza Mon Amour s’inspire de l’histoire d’un pêcheur de Gaza qui avait trouvé une statue similaire à celle du film sur la plage. Il a malencontreusement cassé un de ses doigts, puis il l’a confiée à un de ses cousins, qui a cassé un autre doigt. Le gouvernement lui a reproché ces doigts manquants parce que cela pouvait faire baisser le prix de la statue.

 

Déjouer les attentes

Arab Nasser et son frère Tarzan ont voulu déjouer les clichés attendus du cinéma palestinien en signant une comédie romantique. Le premier explique : « D’accord, ces gens connaissent la souffrance, la guerre, une vie merdique, mais néanmoins, ils vivent, ce qui signifie qu’ils ont un quotidien, des relations amoureuses, des rêves, des espoirs. Nous voulons filmer cela, sans transformer la réalité de Gaza en plus belle ou en plus laide qu’elle ne l’est. »

 

Une histoire d’amour entre personnes âgées

« C’est déjà difficile de vivre une histoire d’amour à Gaza pour des jeunes, alors imaginez pour des personnes âgées », déclare Tarzan Nasser. Les réalisateurs se sont inspirés de leur entourage pour Gaza Mon Amour. « Les personnages âgés sont intéressants, ils ont du vécu, de l’expérience. […] La vieille génération nourrit toujours l’espoir d’un avenir meilleur à Gaza, alors que la jeune génération est un peu perdue : elle sait ce qu’elle ne veut pas, mais elle ne sait pas exactement ce qu’elle veut. Quant à l’histoire d’amour, nous n’avons pas voulu reprendre le cliché selon lequel l’amour est réservé aux jeunes. Non, des quinquagénaires sont aussi capables d’aimer, peut-être même mieux que les jeunes », affirme Arab Nasser.

 

 

Avis de presse

Le Dauphiné Libéré

Cette histoire simple et modeste n’est pas un manifeste. Mais une façon pour les jumeaux Arab et Tarzan Nasser de proclamer qu’aimer et vivre à Gaza, c’est déjà un acte de foi. L’amour à Gaza est aussi sûrement une déclaration de paix.

Les Fiches du Cinéma

En suivant avec espièglerie les pas hésitants d’un pêcheur amoureux d’une couturière, les frères Nasser prennent le contrepied de la représentation tragique et monolithique que le monde se fait de Gaza et livrent une comédie romantique tendre et poétique.

Libération

Les frères Nasser font éclore une histoire d’amour pleine de justesse en territoire palestinien. De façon subtile, le tout prend des allures de manifeste antimachiste à la faveur de la découverte, réelle, d’une statuette d’Apollon.

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